THEODORE GOUVY

Théodore Gouvy 1819-1898

Théodore GOUVY  ( 1819-1898)

Fut un des grands compositeurs de musique
de la 2ème moitié du 19ème siécle.

Une famille de Maîtres de forges.

Si l’histoire des GOUVY est celle d’une famille dont on peut trouver l’origine au 15ème siècle, et dont l’arbre généalogique s’épanouit jusqu’à notre époque.

C’est aussi celle d’une entreprise qui, souvent menacée par le sort, a su toujours renaître pour  exister encore de nos jours, même si elle n’est plus gérée actuellement par la famille, elle en porte toujours le nom.

C’est encore celle d’un coin d’Europe particulièrement défavorisé: ce secteur Sarre-Lorraine, placé sur le chemin des invasions, partagé et repartagé tant de fois entre deux cultures.

C’est également celle d’un compositeur prénommé Théodore, dont les dons musicaux ne semblent  rien devoir à ses ascendants paternels qui se contentèrent de fabriquer de bons aciers, pourtant sa vie et son itinéraire resteront fortement imprégnés par celle de sa famille de Maîtres de forges.
D’origine wallonne, près de Verviers dans la province de Liège, c’est de Goffontaine, petit hameau dépendant de Soiron situé sur la Vesdre à mi-distance de Spa et de Liège dans les Ardennes belges, que démarre l’histoire de la branche des Gouvy qui nous intéresse. Pierre Joseph GOUVY, né le
7 juillet 1715 à Goffontaine, quitte en 1735 sa Wallonie natale pour venir s’établir à Sarrelouis en Sarre française. En mai 1745, il devient  conseiller de sa Majesté le Roi Louis XV et Maire ancien et mitriennal de la ville et communauté de Sarrelouis, nommé par le Roi lui-même.
De marchand prospère, Pierre Joseph Gouvy se métamorphose en peu de temps en  industriel averti. Très lié avec le Prince de Nassau, comte de Sarrebrück, il obtient de celui-ci une concession et le privilège de fabriquer de l’acier dans ses Etats. Il fonde en 1751 une forge d’acier sur le ruisseau de la Scheidt, à proximité de Sarrebrück. Il meurt le 07 juillet 1768 dans sa 53ème année, à Goffontaine, hameau uniquement composé de la forge, de la maison familiale et par quelques habitations des ouvriers s’étant logés près de leur maître. Il baptise ce hameau du nom de Goffontaine en souvenir de son village natal.
Appartenant rapidement à l’aristocratie métallurgique, la famille Gouvy possède très vite plusieurs forges ou des actions dans diverses forges disséminées dans la région.
De l’union de Henry dernier nommé avec Caroline Auber, originaire de Metz, naissent quatre garçons, Henry en 1813, Charles en 1815, Alexandre en 1817 et enfin Théodore en 1819. Dans les annales de la famille nous avons trouvé cette citation : «  des quatre frères, l"aîné se consacra à une entreprise de roulage, le second partit pour les Etats-Unis, le plus jeune ne rêvait que de musique, tous s"en remettaient sur le troisième, Alexandre pour reprendre le flambeau paternel ».
Alexandre se donne tout entier à la tâche qu’il assume, celle de Maître de forges, consacre toute sa vie à l’entreprise, et  sera en fait le grand reconstructeur de l’œuvre  familiale.
Théodore voue la sienne à la musique.

Une enfance entre la forge et la musique

Théodore, est né le 3 juillet 1819, deux ans après son frère, également à Goffontaine, (devenu par la suite Schafbrücke, puis actuellement un quartier de la ville de Sarrebrück), quatre ans après que cette partie de la Lorraine passe du côté prussien. Il ne rêve effectivement que de musique, au point d’en faire son métier, de devenir compositeur et d’abandonner la tradition familiale.
On décèle dès son plus jeune âge d’exceptionnelles dispositions pour la musique. A six ans, il improvise déjà sur une petite harpe à huit cordes. A l’âge de neuf ans, il entre comme interne au Collège de Sarreguemines et  parallèlement à ses études, il prend des cours de piano chez un maître local. Ses aptitudes sont très vite remarquées.
En 1829, après la mort  de son père, il entre, au lycée de Metz, où il passe avec succès son baccalauréat de philosophie en 1936. Il y laisse le souvenir d’un élève très studieux et doué pour les Arts. Puis sa mère qui veut en faire un juriste, l’inscrit à la faculté de droit de Paris. Mais, ne portant que peu d’intérêt à ce genre d’études, il les abandonne très vite  pour s’adonner entièrement à la musique.
Paradoxalement  français de cœur  et d’éducation, sa qualité d’étranger dans son propre pays, lui interdisant l’enseignement officiel, il se forme auprès de maîtres tels Herz, Kalkbrenner, Billard, Zimmermann pour le piano, Elwart pour l’harmonie et Charles Eckert pour le violon.
Il possède pourtant de par ses origines une culture pluri-nationale qui caractérisera ses compositions et en feront un « Européen avant l’heure ».
Par sa fervente participation à la vie musicale parisienne, il se lie d’amitié avec des musiciens connus par l’intermédiaire desquels il côtoie très vite les grands de son époque et devint l’ami de la plupart d’entre eux. Ses nombreux voyages à l’étranger pour parfaire ses connaissances lui permettent de rencontrer, et de s’en faire apprécier, les maîtres étrangers tels Rossini, Spohr, Mendelssohn, Liszt, Brahms....

Un compositeur, connu, reconnu et honoré de son vivant.

Ses premières compositions sont aussi chaleureusement accueillies à Paris qu’à l’étranger. L’année 1841 marque le début d’une très longue production ininterrompue jusqu’à sa mort. Le catalogue de ses œuvres  est impressionnant, 90 numéros d’Opus publiés à une époque très difficile pour trouver un éditeur, 160 titres d’œuvres  achevées dont un grand nombre furent jouées à l’état de manuscrit sur les meilleures scènes de Paris et de Province, ainsi que sur celles des capitales musicales européennes d’alors: Berlin, Leipzig, Cologne, Dresden, Duisbourg, Munich, Wiesbaden, Francfort, Berne, Amsterdam, Londres, Bruxelles,Vienne...
Son idéal s’exprime d’abord dans les huit symphonies qui forment la première et la plus importante partie de son œuvre . A partir des années 1860, il est régulièrement présent à l’intérieur des programmes des salles de concerts d'époque (Société-Artistique de Musique de Chambre, Société Nationale, Salle Pleyel, Salle Erard à Paris .... ainsi qu'à l'étranger.
Dans les années 1870, il compose dans le même état d’esprit des œuvres  chorales, un Requiem, un Stabat-Mater et une Messe-Brève, suivies de cinq grandes Cantates dramatiques,Oedipe, Asléga, Iphigénie, Electre, Polyxène, ainsi que deux opéras, tout d’abord le « Cid », puis à la fin de sa vie « Fortunato », tiré de Matéo Falcone d’après une nouvelle de Prosper Mérimée . Depuis 1868, il partage son temps surtout entre Hombourg-Haut où il compose ses œuvres, Paris et Leipzig où  il les fait éditer et jouer, mais encore il se déplace également dans d’autres capitales musicales. Sa musique sera jouée dans toute l’Europe même au delà et aussi estimée que sa personne autant par ses confrères, la presse et le public des concerts.
Au cours de son existence, il fait connaissance avec tous les musiciens célèbres de son temps, ces aînés depuis Rossini jusqu’à Wagner, ses cadets de César Franck à Gabriel Pierné.
Sa musique est interprétée par les plus grands artistes de l’époque (Sarasate, Lalo, Armingaud ,Vieuxtemps, Th.Dubois, Fauré, Chabrier,  Diemer, V.d'Indy, Guiraud, G. Pierné et Saint-Saens en France, Hiller, Von Königslov, Bruch Schulhoff,et d'autres à l'étranger.
Une correspondance abondante, démontre ses liens d’étroite amitié, ses relations suivies avec les plus grands compositeurs du siècle dernier, en faisant un témoin important de son temps.
Romantique classique, Théodore GOUVY cultive fidèlement la musique enseignée par ses prestigieux précepteurs. S’ il est l’un des rares compositeur français défenseur de la musique classique, à une époque où seule la musique descriptive confère la célébrité, il fut également avec Reber à l’origine du renouveau de la musique instrumentale en France. Consacré Maître parmi les compositeurs français, il est placé par ses pairs au même rang que Gounod.
Les plus grandes distinctions lui sont décernées, Prix Chartier, Légion d’Honneur, membre du comité et du jury de la Société des Compositeurs élu par toute la corporation, membre du Comité de la Société Nationale de Musique. Ses nominations comme Membre Correspondant de l’Institut de France et de Membre de l’Académie de Berlin couronnent sa carrière.

C’est tout d’abord près d’une mère vénérée dans le calme et le recueillement de la maison ancestrale de Goffontaine que sont datées pour ainsi dire toutes les compositions entre 1850 et 1868.
A partir de 1868, date de la mort de sa mère, Hombourg-Haut tient une place toute particulière dans son cœur. Il vient rejoindre son frère Alexandre et sa belle sœur  Henriette dans leur maison et y passe une grande partie des trente dernières années de sa vie. Dans cette paisible demeure il trouve en la personne de sa belle sœur Henriette une Egérie au goût musical sûr et éclairé. Elle suit scrupuleusement l’évolution de ses partitions dont elle est l’un des plus ardents défenseurs. C’est dans cette maison et dans son parc ombragé, (baptisée aujourd’hui « la Villa Gouvy », propriété actuelle de la Ville), ou lors de ses longues promenades dans la forêt hombourgeoise que Théodore Gouvy compose la plupart des œuvres  de cette période.
Décédé à Leipzig le 21 Avril 1898, après 50 années d’un labeur incessant et fécond, Théodore GOUVY est transféré à Hombourg-Haut où il est enterré le 27 Avril 1898. Il repose à proximité de l’Eglise  Collégiale  Saint-Etienne, où son œuvre renaît grâce au travail obstiné et bénévole, d’une équipe de fervents, soutenue par la Ville, qui depuis qu’elle a découvert que son nom est lié à l’origine du chœur  d’hommes dont elle fait partie, a décidé de lui dédier le Festival qu’elle a créé. En l’incluant totalement dans la vie musicale de la ville, Hombourg-Haut est devenu le Centre de redécouverte et de rediffusion de son œuvre.

Théodore Gouvy sera en fait le précurseur d’une nouvelle passion des Gouvy, la musique, au point où son neveu Léopold (fils cadet d’Alexandre et d’Henriette), sous le pseudonyme d’Opol Ygouw  composera 61 Numéros d’Opus presque totalement inconnus actuellement. Ces derniers, nous permettront de découvrir bientôt un compositeur d’une autre génération, auquel nous sommes également décidés de nous attacher après avoir réhabilité la grande figure de l’oncle. Cette nouvelle passion de la famille a permis à leurs descendants de garder précieusement tous les documents qu’ils ont pu rassembler à la mort de leurs ancêtres et de nous en faire part. Sans ces traces soigneusement conservées, nous permettant de rétablir l’histoire que resterait-il réellement ?
A part les quelques lignes souvent, très approximatives, voir même inexactes, comme déjà mentionnées, se trouvant dans certaines encyclopédies musicales et dictionnaires spécialisés, quelques rares œuvres jouées sporadiquement par-ci, par là, qui connaissait encore ce compositeur,  nommé Théodore Gouvy, loin d’être un inconnu au 19ème Siècle. Pourtant quelle place occupait-t-il encore au cœur de notre patrimoine musical, avant que l’on ne daigne à nouveau s’intéresser à lui et à sa musique ?
Il est redécouvert tardivement, par de simples concitoyens qui ont compris que son histoire était liée à la particularité de leur ville et de la région qu’ils habitent, carrefour de l’Europe et des civilisations latines et germaniques. C’est la toile de fond dont Gouvy ne peut-être séparé. Les motivations qui déterminent leur choix sont amenées par les phrases réelles de sa musique existant déjà depuis plus d’un siècle, mais dormant dans un grenier. L’exploration de ces pages sont de véritables révélations. Elles sont aussi la solution de l’énigme de tout l’art d’un compositeur trop longtemps oublié et totalement méconnu.

Le succès retentissant des productions discographiques qui lui ont été consacrées surtout par «K 617» dans le cadre de la « Mémoire Musicale de la Lorraine, les  projets futurs dans ce domaine et les travaux importants entrepris par « l’Institut Théodore Gouvy », font que  la vie et l’œuvre  de Théodore Gouvy suscitent une curiosité et un intérêt grandissant et démontrent toute l’importance de ce personnage attachant.  

C'est à Hombourg-Haut, dans la "Villa GOUVY", où Théodore Gouvy a vécu une grande partie des 30 dernières années de sa vie, et composé ses œuvres les plus importantes, qu’il ont choisi d’établir le véritable pôle d’attraction autour de ce compositeur et de créer «l'Institut»  qui porte son nom.

 

«Théodore GOUVY et HOMBOURG-HAUT»

 

 l’Histoire d’une Renaissance

Du Festival,

C’est en 1990, afin d’illustrer avec plus d’éclats la célébration du 125ème  Anniversaire de sa fondation, que le Chœur  d’Hommes et la Ville de Hombourg-Haut décidèrent de créer «  les Rencontres Musicales de Hombourg-Haut ». Leur soucis principal était de toucher et d’émouvoir le public le plus large possible, afin de mieux lui faire comprendre et aimer ce langage universel que l’on appelle la musique. Leur but était de renouer avec le riche passé historique et culturel de Hombourg-Haut, marqué par une famille, les «Gouvy ».

La  rencontre magique de la musique et de l’histoire de Hombourg, ne pouvait aux yeux des fondateurs de ces « Rencontres Musicales » trouver meilleure signification et meilleur cadre que celui admirablement restauré de la Collégiale Saint-Etienne. Eglise magnifique, témoin d’une histoire presque millénaire, ce lieu somptueux, au passé légendaire, symbole éternel et véritable âme de la Ville de Hombourg-Haut, est classé Monument Historique depuis 1930. Avec elle le site du Vieux-Hombourg, sur lequel l’Evêque de Metz Jacques de Lorraine fit bâtir à partir de 1250 une ville forte couronnée par un Château Fort imposant dont il  reste encore aujourd’hui quelques ruines intéressantes.

Ce n’était certes  pas la première fois qu’une telle aventure venait à naître, il suffit pour s’en rendre compte de voire la prolifération des Festivals de musique. Son histoire serait certainement banale, si elle ne résultait avant tout d’une initiative due à une  remise en cause d’un groupe dont l’histoire commença il y a plus de cent trente ans . Si depuis toujours, celui-ci a œuvré  sous diverses formes pour la vie culturelle de Hombourg-Haut, l’intensité de celle-ci  n’a cessé depuis la création de ce Festival de prendre un essor grandissant.

Mais comment continuer cette histoire sans évoquer celui sans lequel, celle-ci n’aurait que peu de sens et qui finalement lui enlève toute cette banalité.  Il convient effectivement de ne pas oublier que c’est  dans cette paisible bourgade de lorraine lui tenant tout particulièrement à cœur  pour bien des raisons, que Théodore Gouvy, né en 1819 à Goffontaine (aujourd’hui Schafbrücke quartier de la ville de Sarrebrück), vécu les trente dernières années de sa vie et composa ses œuvres les plus importantes. Mort le 21 avril 1898 à Leipzig c’est sous les voûtes séculaires de la Collégiale Saint-Etienne, où sa musique revit aujourd’hui, que furent célébrées ses obsèques le 27 avril, avant qu’il ne soit inhumé dans le caveau familial à proximité de celle-ci.
 

Tombe de Théodore Gouvy
Tombe de Théodore Gouvy

En adjoignant le nom de « Festival International Théodore Gouvy » et en dédiant  ses Rencontres Musicales à « son compositeur », Hombourg-Haut s’est engagée délibérément dans la voie menant à la réhabilitation de ce grand compositeur tombé dans un oubli bien injuste après sa mort. Depuis 1992, véritable centre de recréation et de rediffusion de sa musique, son Festival est aussi devenu  un merveilleux champ d’exploration des ses œuvres.
Une trentaine de ses compositions où extraits, ont déjà pu être créées ou recréées et présentées à l’endroit même où elles ont été écrites. Ni les interprètes ni les auditeurs ne sont restés insensibles à cette musique. Ils ne comprennent pas pourquoi ce compositeur était tombé dans cet oubli injuste. Comme les organisateurs, ils sont persuadés que bien des partitions de cette importante production mériteraient de rentrer à nouveau dans les programmes de concerts.

Pour oser entreprendre cette démarche, il convenait  sans aucun doute d’avoir une autre approche du phénomène musical, car cette initiative fut saluée et accompagnée à ses débuts par des attitudes bien différentes. Pourtant, discrètement mais avec acharnement, ceux qui ont  œuvré par leur action bénévole et un patient travail de fond pour pérenniser leur entreprise, ont  réussi à proposer, année après année, un programme très varié et de grande qualité apprécié par tous les auditeurs, pour faire de Hombourg-Haut, grâce à Théodore Gouvy, un lieu incontournable de « Rencontres Musicales ». Ayant fait leurs preuves au  fil des ans, il ont  convaincu  peu  à  peu  des partenaires de plus en plus nombreux, contribuant chacun à leurs dimensions et sous des formes diverses par leur soutien, aux investissements, à l'organisation générale et la progression de cette entreprise

A l’ Institut,

La création en 1995 de « l’Institut Théodore Gouvy », dans les lieux même où cette musique a été composée, où son auteur a vécu une grande partie de sa vie (Villa  Gouvy), donne une dimension complémentaire à l’action menée jusque là par le Chœur d’Hommes et ses partenaires. Il permet, à ces lieux chargés d’histoire de rassembler, d’inventorier et répertorier toute sa musique, mais aussi les documents, photographies, correspondance, souvenirs et autres objets liés à la vie et à l’œuvre  du compositeur, mis à disposition de l'institut par sa famille. Leur richesse nous démontre qu’en plus d’un grand compositeur, Théodore Gouvy fut un témoin important de la musique de son temps.En créant d’autre part une dynamique autour de Théodore Gouvy et en s’attachant de la même manière à d’autres « oubliés » de l’histoire dont son neveux Léopold qui sous le pseudonyme « Opol Ygouv », a composé des œuvres  extrêmement intéressantes, nous sommes persuadés que cet institut saura valoriser une importante partie du patrimoine culturel de notre région.

Grâce à cette reconnaissance rendue tardivement peut-être, mais plus encore à sa musique bien vivante, nous sommes persuadés qu’il continuera à retrouver petit à petit la place qui fut la sienne dans l'histoire de la musique du 19ème siècle et qu’il n’aurait jamais dû quitter.

ou la genèse d’une belle aventure...

Sylvain TEUTSCH
Adjoint au Maire, chargé des Affaires culturelles
Président Fondateur de l’Institut Théodore Gouvy
Président d’Honneur du Chœur  d’Hommes
 

Pour en savoir plus :
« Institut Théodore Gouvy »
Villa Gouvy
1, Rue de la Gare
57470-Hombourg-Haut
Tel : 03.87.81.09.59.  Fax : 03.87.04.67.26.

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